Atlas des biens culturels maritimes de l’Hérault

2009/2012 – Antiquité/XIX – Hérault

L’atlas des biens culturels maritimes de l’Hérault s’est déroulé de 2009 à 2012 précédé d’une étude de faisabilité en 2008. Chaque année l’opération a bénéficié du support logistique du Robuste, navire de la SRASSMF, et de la participation des membres bénévoles de l’association. Les objectifs de cette missions sont : constituer un bilan critique qui soit un véritable outil de recherche et de communication des connaissances réunies autour du patrimoine de l’Hérault. La phase de terrain a permis de compléter la documentation disponible et de localiser dans les dépôts, le matériel prélevé lors de la découverte ou d’anciennes opérations.

Cet Atlas a pour ambition de mettre les connaissances en matière de biens culturels maritimes de l’Hérault, à la disposition de tous, chercheurs, grand public, scolaires, acteurs de la valorisation du patrimoine ou de l’aménagement du territoire, afin de rendre accessibles des cartes et plans anciens, des cartes de synthèse, un catalogue d’images (photos, dessins et plans de fouille), des notices de sites archéologiques et une bibliographie des connaissances réunies autour de ce patrimoine.

L’Hérault représente 70% des sites déclarés dans la région Languedoc-Roussillon. Deux musées actifs, gèrent les collections en dépôt : Agde et Frontignan. Le projet est porté par l’Etat, la Région et le département.
L’intérêt pour l’Etat est de récupérer les champs, localisations et documentation, pour que les champs soient communs aux Atlas en cours à l’échelle nationale et européenne autour du basin méditerranéen.
L’intérêt pour les collectivités est de valoriser leur patrimoine maritime. Une meilleure connaissance de l’histoire de notre littoral, par le biais d’expositions temporaires, de conférences, d’éditions de CD-rom, de livres, permettra ainsi de sensibiliser tous les publics, en particulier les scolaires, sur l’importance de préserver notre patrimoine et de ne pas se laisser tenter par les pillages.

En 2008 une étude de faisabilité a été réalisée du 14 avril au 30 mai et du 1er au 31 Juillet par Laurence Serra (Srassmf) en charge de l’analyse critique de la documentation archéologique en archive et de l’évaluation des vestiges sur le terrain avec la collaboration de Julien Cavero, Géomaticien.

L’année 2009 a été coordonnée par Marie Pierre Jézégou (Drassm) et la direction des opérations sur le terrain confiée à Laurence Serra (Srassmf). Elles se sont déroulées à Sète et à Frontignan. Le travail a consisté à la redécouverte des sites anciennement déclarés par amers et qui doivent être positionnés par GPS afin de ne pas les perdre. En effet, les aménagements littoraux récents changent la physionomie du paysage et brouillent les repères à terre anciens. Par exemple pour le site la Chaloupe à Frontignan, des constructions ont bouché la vue de la villa qui servait de repère.
Toute l’équipe adresse ses plus vifs remerciements à Fernand Robert (80 ans en 2009) qui nous a permis de retrouver la plupart des sites situés sur le littoral de Frontignan. Les recherches sur le littoral de Sète-Marseillan se sont d’ailleurs révélées beaucoup plus difficiles.

Outre le positionnement, la phase de terrain a permis de compléter la documentation disponible (plans, photo, vidéo) et de localiser dans les dépôts locaux le matériel prélevé lors des découvertes ou des vieilles opérations. Certains plans de vestiges font l’objet d’un traitement en images 3D réalisé sur le logiciel Sketchup par Jonathan Letuppe, étudiant. Hakim Rakrouki, géo-mathicien, s’est chargé de la documentation cartographique et de l’intégration des données dans le SIG. L’équipe a reçu le concours de Christian Peschang et de Chrystelle Chary pour la photographie et quelques séquences vidéo. André Lorin, amateur bénévole, a assuré la géolocalisation ou la prospection par balayement au sonar latéral. En effet, la durée de la mission étant étalée sur trois mois (août, septembre, octobre) nous avons pu réaliser deux objectifs : repositionner les sites déclarés depuis 50 ans, les intégrer au S.I.G et prospecter pour en chercher de nouveaux.

En 2010 l’opération c’est déroulée sur 4 mois (de juin à octobre). Dirigée par Marie Pierre Jézégou (Drassm) avec la collaboration de Chrystelle Chary, Jonathan Letuppe et Hakim Rakrouki. Mélanie Vannier a achevé le dépouillement de la base « Sites » du Drassm pour le secteur de Marseillan au Cap-d’Agde afin de la corriger et la compléter et les données validées sont versées dans l’application national Patriarche. Mélanie Vannier a ensuite poursuivie ses investigations au archives départementales de l’hérault (ADH) à Montpellier et aux archives de la chambre de commerce et d’industries de Marseille/Provence (CCIMP) à Marseille. 148 naufrages ont étés dénombrés sur les côtes héraultaise ce qui enrichi de 56 nouveaux sites de naufrages ceux qui ont été référencés par Antoine Golf dans naufrages dans le golf du lyon.

 En 2011 les opérations de terrains se sont déroulées de Juin à Septembre sous la responsabilité de Marie Pierre Jézégou (Drassm) et de Jonathan Letuppe (SRASSMF). L’équipe a reçu le concours de Chrystelle Chary (photos et vidéos), Hakim Rakrouki (SIG) et de Philippe Moyat (Chef d’opération hyperbare et logistique)

En 2012 lors de la 4e et dernière édition du projet les opérations de terrain se sont déroulées du 17 septembre jusqu’au 1er jour de novembre puis une semaine au début du mois de décembre. Sous la direction de Marie Pierre Jézégou (Drassm). Les opérations se sont déroulées principalement au large d’Agde, Marseillan et Sète et ont bénéficié du soutiens de la brigade nautique du Cap D’Agde.

Auteur : Marie Pierre Jézégou (Drassm), Laurence Serra (SRASSMF)
Crédit Photo : Chrystelle Chary (SRASSMF), Marie Pierre Jézégou (Drassm)
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